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    Juste avant la libération
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    L’évasion dans la nuit du 3 au 4 avril 1945
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    L’aide d'un boucher anti-nazi
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    Les tanks américains entrent dans la ville, 5 avril 45 – l’urgence de dénoncer l’horreur
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    Au camp d’Ohrdruf : montrer l’indicible aux Américains
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    Premiers contacts des Américains avec les crimes de masses des nazis
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    Les prisonniers de guerre s’organisent pour rentrer en France
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    16 avril, arrivée en France – Montigny les Metz
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    Départ avec le prisonnier de guerre devenu un ami
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    Des nouvelles de sa mère vivante et du reste de sa famille
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    La vie à Paris au retour à 18 ans : rattraper le temps perdu
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    La vie de la famille pendant la guerre
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    Comment se réinsérer ?
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    La vie au retour – l’amitié et la solidarité
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    Passer le Bac pour faire médecine
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    La tuberculose – un sanatorium en Allemagne
  • fr - 17
    Le rapport au judaïsme
  • fr - 18
    Sa mère
  • fr - 19
    La croyance en la foi catholique après guerre
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    Témoigner
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    La chance de la liberté et de la démocratie

Témoignage d'Henri Borlant : ma libération

Henri Borlant est né le 5 juin 1927 à Paris. Ses parents venus de Russie ont été naturalisés français avant sa naissance. Henri Borlant fut arrêté le 15 juillet 1942 au cours de la rafle du Vél' d'Hiv et déporté avec son père, son frère et sa sœur le 20 juillet 1942 pour Auschwitz. Son convoi est le seul à être parti d'une grande ville française (Angers) sans transiter par Drancy. À Auschwitz , il est affecté au block sept et travaille dans le bâtiment. Son père et son frère meurent à Auschwitz. Le 28 octobre 1944, il est évacué. Après une semaine dans le camp de Sachsenhausen puis trois semaines à Orianenburg, il est conduit à Ohrdruf, camp dépendant de Buchenwald. Il s’évade avant l'évacuation du camp dans la nuit du 3 au 4 avril. Avec deux prisonniers de guerre, il est caché dans un grenier jusqu’à l’arrivée des Américains. Il les amène voir le Kommando d’Ohrdruf. À son retour, Henri Borlant est atteint de la tuberculose. Il passe néanmoins le bac et entreprend des études de médecine. Dans les années 1980, il commence à témoigner et à recueillir des témoignages dans l’association Témoignage pour mémoire.
Mémorial de la Shoah